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L’association Récup’Mada va en prison

Le réseau que nous nous sommes constitué sur Diego-Suarez nous a permis d’obtenir les coordonnées du Père Bonald, responsable de l’aumônerie catholique de la prison de la ville. Après nous être rendu à son domicile pour le rencontrer, nous avons enchaîné directement avec une visite de la prison. Quartier des hommes, quartier des femmes (ou vivent également leurs enfants et nourrissons), quartier des mineurs, Max, notre « membre éphémère » que nous avons présenté dans un précédent article, et Gigi, président de l’antenne locale, ont eu droit à une visite complète de la prison dans ses moindres recoins en compagnie du Père Bonald, du directeur et des surveillants de prison. Leur a même été réservée une descente dans la cour de promenade, parmi les détenus, pour évaluer la possibilité de mettre en place une distribution.

Après cette grosse gifle a été prise la décision d’effectuer une distribution pour dans deux semaines.

Cela nous a laissé le temps de préparer des colis constitués de vêtements et de draps pour les 250 hommes et 50 femmes, constituant les personnes les plus vulnérables de l’établissement. Les 300 sacs-plastique ayant servi à constituer ces colis nous ont été gracieusement offerts par un commerçant rencontré dans la rue.

Le jour J, Max et Gigi ont chargé les 300 colis dans un camion-benne prêté pour l’occasion et se sont rendus au pénitencier pour mener à bien l’action du jour, en distribuant en main propre les colis à chaque détenu, avec en bonus des ballons de foot afin d’agrémenter les temps de promenade d’un peu d’activité physique.

Ce ne fut pas la plus grosse distribution effectuée par l’association, mais certainement la plus bouleversante.

Distribution de materiel scolaire

Nous vous avions présenté Rachidy de la Maison d’Arnaud. Cet homme, qui s’occupe des orphelins dans un quartier nommé Antanamitarana, est devenu un ami et n’hésite jamais à nous donner de bons conseils. Ce jour, il nous a accompagné à l’école publique d’Antanamitarana, établissement situé juste à côté de l’orphelinat.

Après avoir rencontré la directrice, nous avons fait une distribution de matériel scolaire à une soixantaine d’enfants sous-équipés dont les familles sont dans une situation plus que précaire. Chacun un petit panier composé d’un cahier et d’une trousse remplie de stylo, crayon papier, feutres, crayons de couleur, règle, compas, équerre, rapporteur, gomme, taille-crayon, etc … Distribution effectuée en aparté pour éviter la jalousie des uns et la honte des autres.

 

Seulement la moitié des instituteurs et institutrices est rémunérée par l’État. L’autre moitié reçoit seulement une compensation de la FRAM, qui s’apparente à une petite somme cotisée par les parents d’élèves pour payer les enseignants (16€ par mois). Établissement à surveiller de près dans le futur.